Le lendemain je suis allé avec des amis voir si le mouvement continuait. Ils n'étaient plus aussi nombreux que la veille à n'en pas douter, et il semblait qu'il ne restait sur la grand' place qu'un certain noyau dur. Cela m'a rappelé mes années d'étudiants à la faculté de lettres Paul Valéry de Montpellier, mais en moins grandiose. En effet, le mouvement des Indignés ne "prend pas" en France. La faute à quoi, peut-être au fait que nous sommes encore trop heureux, que nous avons chacun dans nos petites vies - et je m'inclus dans ce nombre - plus à perdre qu'à gagner à se lever ainsi face à l'absurdité de ce monde tenu par la Finance, ses cerbères et ses sbires.
Vous pouvez le voir sur les clichés, ils étaient tout petit au milieu des tours, dans un coin de ce grand terrain vague que le vent bas en ne levant que les papiers gras des sandwichs vite consommés de ceux qui ne voient le monde que dans l'empressement à amasser des richesses en grande partie factices.En y repensant, c'est cela qui était beau, la petitesse face au gigantisme, mais quoi qu'il en soit la présence.
Et pour mieux soulign
Je conçois tout ce qu'il y a de "portes ouvertes" dans mes propos, mais si petit qu'il soit, il y a peut-être un espoir qu'un jour les choses changent, et comme cette jeune fille qui, debout derrière les gendarmes, formait une esperluette avec ses jambes, on pourrait se dire "ET" si...

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